# Nutrition en cas de vih et sida
Santé intestinale et inflammations
Chez les personnes atteintes du vih, notamment lorsque l'état immunitaire est encore faible, les tissus intestinaux peuvent être endommagés. Cela entraîne une moins bonne absorption des nutriments et peut provoquer des réactions inflammatoires chroniques. Lorsque la thérapie antirétrovirale (ART) fonctionne bien, la barrière intestinale se rétablit généralement graduellement, mais cela peut prendre des mois à des années.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
La recherche montre que certains choix alimentaires peuvent contribuer au rétablissement de la santé intestinale. Les aliments qui soutiennent le microbiote intestinal (les bactéries de votre intestin) — comme les aliments riches en fibres, les produits fermentés et certains types de légumes — sont étudiés pour leur rôle dans la réduction des inflammations chroniques chez les personnes sous traitement.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Les prébiotiques (substances qui forment un milieu de croissance pour les bactéries intestinales saines, comme l'inuline dans l'oignon et l'ail) et les probiotiques (cultures bactériennes vivantes) sont étudiés comme complément au traitement. L'objectif est de rétablir la flore intestinale et ainsi combattre les inflammations, mais la recherche est toujours en cours.
Apport nutritionnel et absorption
Lorsque la fonction intestinale est perturbée, le corps absorbe moins bien les nutriments. Cela peut entraîner des carences en vitamines, minéraux et protéines, ce qui peut causer de la fatigue et une perte musculaire. Un système immunitaire gravement affaibli (notamment en cas d'infections liées au sida) peut aussi diminuer l'appétit et la capacité à manger.
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Un apport adéquat en protéines, énergie et micronutriments (vitamine A, D, B12, folate, zinc, sélénium) est important pour tous, mais particulièrement pour les personnes atteintes du vih. Les besoins peuvent être plus élevés que pour les personnes sans vih.
Il est important de vérifier régulièrement votre état nutritionnel avec votre médecin ou diététicien, notamment si vous présentez des symptômes tels qu'une perte de poids, une diarrhée ou une diminution de l'appétit.
Interactions médicamenteuses
Certains médicaments antirétroviraux agissent mieux l'estomac plein, d'autres l'estomac vide. De plus, certains aliments peuvent modifier l'action de vos médicaments. Cela nécessite une attention individuelle.
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Certains aliments et suppléments (par exemple le pamplemousse, le millepertuis) peuvent modifier la concentration de médicaments antirétroviraux dans votre sang. Cela peut affecter leur efficacité.
Discuter avec votre médecin ou pharmacien des habitudes alimentaires pertinentes dans votre situation est essentiel. Cela s'applique particulièrement si vous prenez des suppléments supplémentaires.
Changement de poids et fonction musculaire
Tant la perte de poids involontaire (cachexie) que la prise de poids involontaire surviennent chez les personnes atteintes du vih. Cela est lié au degré d'inflammation, à l'utilisation de médicaments, à la santé générale et au mode de vie. Lors d'une thérapie antirétrovirale prolongée, une prise de poids et une modification de la distribution des graisses ne sont pas rares.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Les études examinent comment les choix alimentaires sont liés à la masse musculaire, la densité osseuse et la santé cardiométabolique (cœur et métabolisme du glucose) chez les personnes atteintes du vih. Notamment chez les personnes âgées atteintes du vih, la faiblesse musculaire (fragilité) joue un rôle.
L'exercice physique régulier et un apport adéquat en protéines sont mentionnés dans les recherches comme étant utiles, mais doivent toujours être coordonnés avec votre propre situation et votre professionnel de santé.
Insulinorésistance et changements métaboliques
Certains médicaments antirétroviraux peuvent contribuer à l'insulinorésistance et à des modifications du métabolisme du glucose et du métabolisme des graisses. Cela augmente le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires à long terme.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Des recherches récentes se concentrent sur le rôle de certains nutriments (comme la bétaïne) en relation avec l'insulinorésistance et la santé cognitive chez les personnes atteintes du vih. C'est un domaine de recherche encore expérimental ; les conclusions ne sont pas encore définitives.
La manière dont vous vous nourrissez peut influencer votre tolérance au glucose et votre santé métabolique, mais cela nécessite une discussion avec votre médecin et votre diététicien, non des auto-expériences.
Nutrition pour la santé cognitive
Une infection hiv grave et certains médicaments antirétroviraux peuvent affecter la mémoire, la concentration et d'autres fonctions cérébrales. La nutrition joue un rôle de soutien dans le fonctionnement cérébral.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Des études examinent comment la nutrition (notamment les aliments riches en antioxydants et en acides gras oméga-3) peut contribuer à la santé cognitive chez les personnes atteintes du vih, mais la recherche est toujours en cours.
Ce n'est pas une raison d'automédication par des suppléments ou des régimes spéciaux, mais c'est quelque chose à discuter avec votre équipe de soins.
Hygiène buccale et possibilités de manger
Avec une fonction immunitaire réduite, des infections de la bouche et de la gorge peuvent survenir (comme le muguet) qui rendent la nourriture douloureuse. De plus, l'utilisation de médicaments peut causer une sécheresse buccale.
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Une bonne hygiène buccale et des contrôles dentaires réguliers sont importants pour prévenir les infections qui rendent la nourriture difficile.
Si vous avez du mal à manger en raison de la douleur ou de la sécheresse buccale, votre hygiéniste dentaire ou votre diététiste peut vous aider à adapter votre alimentation (aliments plus mous, plus de liquides, etc.).
Alcool et autres substances
L'alcool peut affecter l'utilisation des médicaments et le fonctionnement du foie et renforcer les réactions inflammatoires.
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Une consommation d'alcool modérée à nulle est recommandée pour toute personne atteinte du vih, en particulier si vous avez l'hépatite B ou C.
DéconseilléiProuvé inefficace ou nuisible, ou dangereux en combinaison avec ton traitement
Les fortes habitudes de consommation d'alcool peuvent affaiblir davantage votre système immunitaire et perturber l'efficacité des médicaments.
Nutrition dans les environnements plus pauvres
Dans de nombreux pays à haute prévalence du vih, la nutrition et le soutien nutritionnel sont beaucoup plus difficiles d'accès. Cela a des conséquences directes sur les résultats du traitement.
Cet onglet porte sur les aspects médicaux et biologiques de la nutrition. Les facteurs sociaux, économiques et culturels liés à la nutrition sont tout aussi importants et sortent de ce cadre.
Choix alimentaires personnels
Parce que les besoins nutritionnels, l'utilisation de médicaments, les problèmes gastro-intestinaux et la santé métabolique sont différents pour chacun, les conseils généraux en matière de nutrition ne sont pas toujours applicables.
**Un diététiste agréé** ayant de l'expérience avec le vih peut vous aider à adapter vos choix alimentaires à votre situation spécifique et à prévenir les interactions médicamenteuses. Cette discussion doit faire partie de vos soins réguliers.
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_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._