# Nutrition pour le cancer métastatique de la prostate
Malnutrition et dégradation musculaire
Dans le cancer de la prostate métastatique, une perte de poids involontaire et une dégradation musculaire peuvent survenir. Cela se produit principalement lorsque la maladie est avancée ou lorsque certains traitements entraînent des effets secondaires qui rendent l'alimentation difficile (tels que fatigue, nausée ou modification du goût). La recherche montre que les hommes atteints d'un cancer de la prostate métastatique et dont l'état nutritionnel est moins bon répondent moins bien au traitement.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
Un diététiste peut vous aider à élaborer un plan nutritionnel qui :
- Contient suffisamment de calories et de protéines pour maintenir les muscles autant que possible
- Correspond à ce que vous pouvez manger à ce moment-là
- Prend en compte votre traitement
Ceci est d'autant plus important que la fonte musculaire (sarcopénie) affecte la qualité de vie et rend le corps moins capable de faire face au traitement.
Alimentation anti-inflammatoire
Des recherches menées auprès de populations suédoises suggèrent qu'une alimentation riche en légumes, en fruits, en grains entiers et en grains entiers, qui est généralement anti-inflammatoire, est associée à de meilleures chances de survie dans les cancers urologiques, y compris le cancer de la prostate.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Cependant, il s'agit d'une recherche observationnelle : elle montre un lien mais ne prouve pas que le régime lui-même en soit la cause.
Un régime anti-inflammatoire peut être utile en général :
- Beaucoup de fruits et légumes (couleurs différentes)
- Grains entiers au lieu de grains blancs
- Poissons gras (acides gras oméga-3)
- Noix et graines
- Huile d'olive
- Limiter la viande rouge, le sucre et les produits hautement transformés
Discutez avec votre diététiste de la façon dont cela convient à votre situation, surtout si vous avez d'autres problèmes de santé ou si vous avez de la difficulté à tolérer certains aliments.
Poids et activité physique
Des recherches ont été menées sur les effets combinés de l'alimentation et de l'exercice. Les hommes atteints d'un cancer de la prostate qui ont mis l'accent sur une alimentation plus saine et plus d'exercice, et qui ont ainsi perdu du poids, ont déclaré avoir une meilleure qualité de vie.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Le maintien du poids ou la perte de poids saine (si vous êtes en surpoids) peuvent probablement aider, mais cela doit être fait avec soin et sous supervision. Il est préférable de le surveiller par votre thérapeute ou votre diététiste.
Vulnérabilité cardiaque et nutrition
Les hommes qui suivent un traitement de privation androgénique (ADT, traitement hormonal) sont plus susceptibles d'avoir des problèmes cardiaques. Des études menées en Inde et ailleurs recommandent de surveiller de près la santé cardiovasculaire. Cela vaut également pour les aliments :
- Limitez la consommation de sel
- Réduire les graisses saturées
- Vérifiez régulièrement votre tension artérielle
Assurez-vous que votre thérapeute connaît tous les choix alimentaires que vous faites, surtout si vous envisagez de prendre des suppléments.
Suppléments et herbes
Certaines herbes et certains composés végétaux (tels que Fagonia cretica) font l'objet d'études en laboratoire pour déterminer d'éventuels effets anticancéreux.
ExpérimentaliEn cours d'étude, l'issue est encore inconnue
Cela n'a pas encore été étudié chez les patients atteints d'un cancer de la prostate.
De nombreux hommes utilisent des suppléments, mais :
- De nombreux suppléments peuvent interagir avec les traitements contre le cancer
- Les preuves d'efficacité sont généralement faibles
- Certains peuvent être nocifs
**Consultez toujours votre médecin ou votre diététicien avant de prendre des suppléments**, y compris des suppléments à base de plantes, des huiles de poisson, des pilules vitaminiques ou des « idées spéciales contre le cancer ». Cela inclut les compléments alimentaires populaires que vous pouvez acheter sans ordonnance.
Effets secondaires du traitement qui rendent l'alimentation difficile
L'hormonothérapie (ADT) et la chimiothérapie peuvent provoquer des effets secondaires :
- Nausées, vomissements
- Changement de goût ou changements de goût
- Fatigue (rendant difficile la préparation des aliments)
- Phénomènes thermiques (vagues de chaleur)
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
Pour chaque effet indésirable, des ajustements alimentaires sont possibles :
- De petits repas réguliers au lieu de trois repas importants
- Une température froide ou neutre aide parfois en cas de changements de goût
- Une alimentation humide et molle si la déglutition est douloureuse
- Suffisamment de liquides (eau, thé, bouillon)
Votre médecin traitant ou diététicien peut vous donner des conseils pratiques qui correspondent à ce que vous pouvez manger.
Lutter contre l'insuffisance pondérale
Si vous mangez moins à cause des effets indésirables ou de la maladie et perdez du poids, un diététicien peut vous aider avec :
- Des collations plus nutritives
- Des repas à boire (si manger est trop fatigant)
- Des conseils sur quand vous mangez le mieux (par exemple, quand vous avez moins la nausée)
Ce n'est pas simplement « manger plus », mais une nutrition ciblée adaptée à votre état physique et à votre traitement.
Résumé
Les principales conclusions sont : prendre la malnutrition au sérieux, l'alimentation anti-inflammatoire semble favorable, surveiller la vulnérabilité cardiaque, et aborder les effets indésirables du traitement de manière ciblée. Les suppléments et les régimes spéciaux sans consultation médicale restent risqués.
Pour tous vos choix alimentaires personnels, en particulier en cas de cancer de la prostate avancé avec de nombreux traitements, les conseils de votre médecin et d'un diététicien sont essentiels.
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_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._