# Nutrition et régimes alimentaires dans la paralysie supranucléaire progressive (PSP)
Dans la paralysie supranucléaire progressive, les choix alimentaires jouent un rôle particulier. La maladie provoque progressivement des problèmes de déglutition, des modifications de la composition corporelle et des besoins énergétiques, ainsi que des risques de malnutrition. Cet onglet décrit quelles approches nutritionnelles sont étudiées ou appliquées, et ce qui en est connu.
Maintien du poids et alimentation riche en énergie
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
La perte de poids est un problème très courant dans la PSP. Des recherches (2022, 2024) montrent que les patients modifient leur composition corporelle : les muscles diminuent tandis que la quantité de graisse et d'eau dans le corps peut se modifier. Cela s'accompagne de changements dans l'apport alimentaire quotidien et les besoins énergétiques.
Pour y remédier, l'attention se porte sur une alimentation riche en énergie — des aliments qui contiennent beaucoup d'énergie en petites quantités, de sorte que moins de volume est nécessaire. Cela peut être important lorsque la déglutition devient plus difficile ou lorsque les patients se sentent rassasiés plus rapidement.
La recherche suggère que le suivi de l'apport alimentaire et de la composition corporelle aide à intervenir précocement. Cependant, les besoins nutritionnels individuels varient considérablement, et c'est pourquoi cela doit être une approche sur mesure.
Aliments mous, liquides et en purée
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Parce que la PSP perturbe progressivement les mouvements de l'œsophage, le besoin d'aliments adaptés se fait sentir. Les aliments mous, faciles à mâcher et les produits liquides plus épais (non aqueux) réduisent les risques d'étouffement et d'inhalation dans la trachée.
Des recherches de 2024 et 2026 se concentrent sur la qualité de vie et la sécurité lors de l'alimentation. Un scoping review (2024) montre que les problèmes de déglutition sont très fréquents dans la PSP et déterminent fortement les choix alimentaires. Sous la supervision d'un orthophoniste ou d'un spécialiste de la dysphagie, la consistance et la texture des aliments sont souvent ajustées.
Cela nécessite une orientation attentive, car les aliments mous ne sont pas automatiquement plus faciles à digérer et la valeur nutritionnelle peut varier.
Alimentation par sonde (gastrostomie endoscopique percutanée, PEG)
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
À mesure que la PSP progresse, certains patients ne peuvent plus manger et boire en toute sécurité par la bouche. Une PEG est un tube qui est inséré par un petit orifice dans l'estomac pour l'alimentation directe, sans passer par l'œsophage.
Des recherches internationales (2026) sur la PEG dans les syndromes parkinsoniens atypiques comme la PSP montrent que cette technique est utilisée, notamment lorsque l'apport oral est devenu non sécuritaire. Ces mêmes études indiquent que les décisions concernant la PEG sont complexes : elles peuvent prolonger la durée de vie, mais ne offrent pas de guérison et comportent leurs propres risques.
Au Royaume-Uni (2024), les pratiques cliniques et les opinions sur la PEG dans la PSP et les maladies connexes varient. Cela souligne que le choix de l'alimentation par sonde doit toujours être pesé personnellement, en discussion avec l'équipe soignante.
Micronutriments et thiamine
ExpérimentaliEn cours d'étude, l'issue est encore inconnue
Des recherches (2025) sur la supplémentation en carnitine dans la PSP sont en cours, mais pas encore terminées. La carnitine est une substance qui joue un rôle dans la production d'énergie des cellules.
L'attention se porte également sur la thiamine (vitamine B1). Une carence en thiamine peut causer des problèmes neurologiques qui peuvent masquer la PSP (2026), et des recherches de 2017 montrent qu'une carence en thiamine peut provoquer du stress dans les cellules nerveuses. Cela suggère que le suivi du taux de thiamine peut être utile, surtout en cas de malnutrition sévère.
Les suppléments supplémentaires comme la carnitine ou les vitamines B ne sont cependant pas routinièrement prouvés et nécessitent une évaluation individuelle.
Alimentation sans blé ou sans gluten
Non prouvéiAucune preuve scientifique que ça marche
Il n'y a pas de recherche spécifique sur l'alimentation sans gluten ou sans blé dans la PSP. Les régimes sans gluten sont parfois envisagés pour les troubles neurologiques, mais il n'existe aucune preuve scientifique que cela affecte la PSP.
Exception : si quelqu'un a la maladie cœliaque (sensibilité au gluten), l'alimentation sans gluten est bien sûr nécessaire — mais c'est une maladie distincte, pas la PSP elle-même.
Régime méditerranéen
Non prouvéiAucune preuve scientifique que ça marche
Le régime méditerranéen (beaucoup de légumes, de fruits, d'olives, de poisson, de céréales) est largement étudié pour les maladies neurodégénératives et la démence. Pour la maladie d'Alzheimer et autres démences, il existe des indications d'un effet protecteur.
Pour la PSP spécifiquement, il manque des recherches ciblées. Cependant, comme la PSP s'accompagne souvent de troubles de la déglutition, ce régime nécessite des adaptations (aliments préparés plus mous). L'absence de recherche n'a pas établi si l'avantage général se maintient avec ces adaptations.
Probiotiques et flore intestinale
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
La recherche (2019) sur la flore intestinale (microbiota) dans la maladie de Parkinson et les syndromes parkinsoniens atypiques comme la PSP en est encore à ses débuts. L'idée est que certaines compositions de flore intestinale pourraient influencer l'inflammation et les symptômes neurologiques.
À ce jour, il n'existe pas de conseils probiotiques ciblés ni de types et de quantités recommandés pour la PSP. Ceci reste un domaine de recherche.
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**Résumé** : les choix alimentaires chez les patients atteints de PSP doivent être discutés avec votre médecin, votre diététicien ou votre orthophoniste. Chaque patient a des besoins différents, selon la progression de la maladie, la façon dont se déroule la déglutition, et comment le poids et l'état nutritionnel évoluent. Ce qui fonctionne pour l'un peut être inadapté pour l'autre. L'évaluation et l'ajustement réguliers sont donc importants.
_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._