# Traitements alternatifs du VIH/SIDA
Herbes antirétrovirales et médecines traditionnelles
Diverses approches médicales traditionnelles, notamment d'Asie de l'Est, sont examinées pour leur efficacité contre le VIH. Par exemple, le mélange d'herbes chinoises Yiaikang capsule a été testé dans des essais cliniques aux côtés d'une thérapie antirétrovirale régulière.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
À ce jour, aucun traitement traditionnel à base de plantes ne s'est avéré efficace contre le VIH en tant que traitement indépendant. Les recherches suggèrent que certaines herbes pourraient avoir un effet de soutien, mais les preuves sont limitées et incohérentes. Ces remèdes ne doivent jamais remplacer les médicaments antirétroviraux, car cela entraîne une résistance et une aggravation grave. Discute toujours avec ton médecin de la sécurité des herbes que tu souhaites utiliser aux côtés de tes médicaments, car des interactions peuvent se produire.
Yoga et thérapies axées sur le corps
Le yoga et les pratiques de mouvement comparables sont examinés en complément de la thérapie antirétrovirale, notamment pour favoriser le bien-être mental, la qualité de vie et l'observance thérapeutique.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Les recherches indiquent que la pratique régulière du yoga, en complément du traitement standard, peut aider à réduire le stress et améliorer le sommeil. Cela peut indirectement améliorer l'observance thérapeutique. Cependant, le yoga ne remplace jamais les médicaments antirétroviraux et n'a aucun effet direct sur le virus lui-même. Pour les personnes séropositives : le yoga peut être un complément précieux, mais uniquement en combinaison avec, et non à la place de, un traitement régulier.
Suppléments nutritionnels et vitaminothérapie
De nombreuses personnes atteintes du VIH utilisent des complexes vitaminiques, du sélénium, du zinc ou d'autres suppléments alimentaires.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Certaines études suggèrent que certaines substances (comme le zinc et le sélénium) pourraient jouer un rôle dans la fonction immunitaire, mais les preuves sont mitigées. La supplémentation à hautes doses n'a montré aucun effet sur la suppression virale et peut être nuisible dans certaines combinaisons aux côtés des médicaments antirétroviraux. La malnutrition mérite une attention sérieuse et peut être traitée par un médecin et un diététicien. L'automédication par suppléments sans consultation de ton équipe médicale est déconseillée.
Cannabis et cannabinoïdes
Le cannabis est parfois utilisé pour soulager les symptômes, notamment contre la nausée, les douleurs et l'insomnie chez les personnes atteintes du VIH.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Quelques petites études montrent que les cannabinoïdes peuvent soulager la douleur et certains problèmes digestifs. Cependant : les preuves de recherche sont encore limitées, et dans de nombreux pays, le statut juridique est flou. De plus : le cannabis peut provoquer des interactions avec les médicaments antirétroviraux, notamment avec les inhibiteurs de protéase et certains inhibiteurs d'intégrase. L'automédication sans conseils médicaux présente des risques.
Pleine conscience et interventions psychologiques
La pleine conscience, la thérapie cognitivo-comportementale et d'autres approches psychologiques sont examinées pour leur influence sur le stress, la dépression et l'observance thérapeutique chez les personnes atteintes du VIH.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Les recherches indiquent que le soutien psychologique et la réduction du stress ont un effet bénéfique sur le bien-être mental et l'observance médicamenteuse. Cela peut contribuer à de meilleurs résultats thérapeutiques. Ces approches ne remplacent pas la thérapie antirétrovirale, mais peuvent la compléter. De nombreux centres de traitement offrent un soutien psychologique.
Probiotiques et interventions sur le microbiome intestinal
Certaines études se concentrent sur la restauration du microbiome intestinal comme complément possible du VIH.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Le VIH endommage souvent le microbiome intestinal et la barrière intestinale. Les recherches sur les probiotiques et les interventions diététiques sont en cours, mais jusqu'à présent, aucune preuve définitive n'a été apportée que les probiotiques eux-mêmes préviennent la progression du VIH. Certains probiotiques peuvent toutefois contribuer à la santé et au confort gastro-intestinal général. Tous les probiotiques ne sont pas sûrs pour tout le monde ; certaines souches peuvent être problématiques en cas de nombre très bas de cellules CD4.
Activation immunitaire et interféronothérapie (en dehors de la thérapie antirétrovirale)
Les thérapies visant à activer le système immunitaire, comme les interférons à haute dose, ont été étudiées dans le passé.
DéconseilléiProuvé inefficace ou nuisible, ou dangereux en combinaison avec ton traitement
Ce type d'interventions a été presque complètement abandonné car elles se sont avérées inefficaces et ont des effets secondaires graves. L'arrivée de la thérapie antirétrovirale moderne (HAART) a rendu cette approche obsolète. Ces médicaments ne fonctionnent pas contre le VIH et peuvent nuire à votre santé.
Thérapie génique et concepts de « cellule virtuelle »
Les recherches scientifiques explorent des approches radicales telles que la thérapie génique et les structures de cellules immunitaires artificielles.
ExpérimentaliEn cours d'étude, l'issue est encore inconnue
Ce sont des concepts en phase très précoce de recherche. Ils ne sont pas disponibles pour les patients et se trouvent toujours en grande partie au stade du laboratoire ou de la recherche animale préliminaire. Il est prudent de qualifier cela de « traitement » ; c'est plutôt une recherche sur les possibilités futures. Tant que ces approches ne sont pas cliniquement disponibles, elles ne constituent pas une option.
Acupuncture
L'acupuncture est parfois utilisée pour soulager les symptômes, par exemple contre la douleur neuropathique ou les troubles gastro-intestinaux.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
De petites études suggèrent des avantages prudents pour le soulagement de la douleur et certains symptômes. L'acupuncture n'a pas d'effet sur la suppression virale. À des taux de CD4 très bas (inférieurs à 200 cellules), une vigilance supplémentaire est requise en raison du risque d'infection. Lorsque votre immunité se rétablit sous thérapie antirétrovirale, l'acupuncture peut être appliquée de manière plus sûre.
Nutrition et changements de mode de vie
Une alimentation équilibrée, suffisamment d'exercice et de sommeil sont généralement recommandés comme mesures de soutien.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
De bonnes habitudes alimentaires et un mode de vie sain soutiennent la fonction immunitaire et le bien-être général. Ce n'est pas un traitement du VIH lui-même, mais cela contribue à la qualité de vie et à l'observance des médicaments. La malnutrition et les carences doivent être détectées et traitées.
Herbes « miraculeuses » et prérendus « médicaments » non reconnus
En ligne et dans certains pays, circulent des publicités pour des herbes, des huiles ou d'autres produits qui prétendument « guérissent » ou « nettoient » le VIH.
DéconseilléiProuvé inefficace ou nuisible, ou dangereux en combinaison avec ton traitement
Ce sont sans exception des produits non prouvés. L'utilisation de tels produits peut rendre les médicaments antirétroviraux inefficaces (par des interactions ou parce que vous arrêtez la vraie thérapie), ce qui crée une résistance et détériore gravement votre santé. Beaucoup de ces produits sont impurs ou contaminés. Soyez vigilant face à la désinformation et ne perdez jamais le contact avec votre équipe de traitement.
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_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._