# Nutrition en cas de sarcome
Rôle de la nutrition pendant le traitement
La nutrition joue un rôle de soutien lors du traitement du sarcome. Le corps a besoin d'énergie et de matériaux de construction supplémentaires pendant la chimiothérapie et la radiothérapie pour réparer les tissus sains et combattre les infections. Cependant, de nombreux patients éprouvent des difficultés alimentaires dues aux effets secondaires du traitement : nausées, goût altéré, irritation de l'œsophage ou appétit réduit.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
Une nutrition adéquate aide à maintenir le poids corporel et la masse musculaire pendant les traitements intensifs, ce qui est important pour la récupération et la tolérance aux thérapies.
L'objectif n'est pas une prise de poids, mais la prévention de la perte de poids involontaire et de l'atrophie musculaire. Ce qui est « suffisant » dépend de votre situation individuelle, de votre composition corporelle et de la phase de traitement. Il est préférable de déterminer cela en consultation avec votre médecin ou diététicien qui connaît votre situation.
Problèmes nutritionnels lors de la chimiothérapie
La chimiothérapie peut modifier le goût, si bien que la nourriture a un goût différent ou métallique. Des nausées, des vomissements ou une diarrhée peuvent également survenir. Avec certains types de chimiothérapie, la muqueuse buccale est endommagée (mucosite), ce qui rend la nourriture et les boissons douloureuses.
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De petits repas réguliers au lieu de trois gros repas aident mieux contre les nausées qu'une alternance entre un estomac plein et un estomac vide.
La nourriture à température ambiante ou froide se sent mieux pour de nombreux patients que la nourriture très chaude. Les aliments acides (agrumes, yaourt, vinaigre) peuvent compenser partiellement les changements de goût et peuvent aussi aider contre les nausées. Si la nourriture rend difficile l'apport calorique suffisant, les boissons nutritionnelles (prêtes à consommer ou faites maison) peuvent être un moyen de compléter l'énergie et les protéines.
Protéines et force musculaire
Pendant et après le traitement du sarcome, le tissu musculaire est dégradé. Cela se produit plus rapidement en cas de perte de poids, de mouvement limité et de certains médicaments.
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Un apport protéique suffisant dans l'alimentation aide à ralentir ou limiter cette perte musculaire.
Les protéines se trouvent dans la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers, les légumineuses et les noix. La quantité de protéines dont vous avez besoin varie selon la personne et la phase du traitement. Un diététicien peut vous aider à calculer cela en fonction de votre poids et de votre situation.
L'exercice aide à maintenir les muscles encore présents plus forts. Certains hôpitaux proposent une « préhabilitation » : une préparation guidée à une intervention chirurgicale majeure ou à un traitement intensif, avec attention à la nutrition et à l'entraînement léger. Cela peut augmenter la tolérance au traitement.
Vitamines, minéraux et antioxydants
Pendant le traitement du cancer, votre corps subit beaucoup de stress. Cela soulève des questions sur les antioxydants (substances qui « capturent » les radicaux libres).
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Plusieurs études suggèrent que certains suppléments d'antioxydants (en particulier la vitamine E et le bêtacarotène à doses élevées) pendant la chimiothérapie peuvent réduire l'efficacité de certains médicaments, bien que cela ne s'applique pas à tous les traitements.
Non prouvéiAucune preuve scientifique que ça marche
Les fortes doses de suppléments antioxydants ne préviennent pas la récidive du cancer et ne sont pas régulièrement recommandées.
Il est plus sûr et plus efficace d'obtenir les vitamines et les minéraux principalement par l'alimentation (légumes, fruits, grains entiers) plutôt que par des suppléments à forte dose. Cependant, une carence en certaines substances peut survenir en raison de la maladie elle-même ou du traitement. Un test sanguin peut le montrer. Les vitamines comme la B12, l'acide folique, le fer et le calcium sont des points régulièrement surveillés.
Si vous envisagez des suppléments — également naturels ou à base de plantes — discutez-en toujours avec votre médecin ou pharmacien, car certains peuvent interférer avec la chimiothérapie ou les médicaments ciblés.
Sécurité alimentaire et risque d'infection
Les patients sous chimiothérapie ont souvent un faible nombre de globules blancs (immunosuppression) et courent donc un risque accru d'infection alimentaire.
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Les bactéries provenant d'aliments crus ou avariés peuvent causer des infections graves.
L'hygiène est importante : bien laver les fruits et légumes, ne pas conserver les aliments trop longtemps, éviter les œufs crus et la viande pendant les périodes d'immunodépression. Votre médecin ou le personnel hospitalier vous donne généralement des directives spécifiques pour chaque phase du traitement.
Nutrition et radiothérapie
Lors d'une radiothérapie sur la région abdominale (sarcomes rétropéritonéaux), les intestins dans la zone irradiée peuvent s'enflammer, ce qui provoque des douleurs abdominales et de la diarrhée.
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Une nutrition adaptée à ces effets secondaires (plus de fibres ou au contraire moins, selon les symptômes) aide à améliorer le confort.
Lors de l'irradiation de la tête et du cou, avaler peut devenir difficile ; dans ce cas, des boissons nutritionnelles ou une alimentation mixée sont nécessaires.
Après le traitement
Après la fin du traitement actif, beaucoup de problèmes alimentaires se normalisent progressivement. Cependant, certaines personnes peuvent avoir peu d'appétit pendant longtemps ou les symptômes (comme les changements de goût) peuvent persister pendant des mois.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
L'exercice physique et des repas réguliers favorisent la récupération de l'appétit et de la composition corporelle plus rapidement que sans structure.
De nombreux hôpitaux proposent des soins de suivi avec attention particulière à la nutrition et au mode de vie pour prévenir la récidive et soutenir la santé générale.
Situations particulières
Chez les patients atteints de sarcomes rétropéritonéaux (dans l'abdomen), des modifications intestinales permanentes peuvent survenir après l'opération, affectant la nutrition.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
L'adaptation de la nutrition à ces changements (moins de gras, plus de liquides, moins à la fois) aide de nombreux patients.
Les médicaments contre les nausées, la diarrhée ou d'autres effets secondaires peuvent eux-mêmes influencer l'absorption des aliments ; c'est une partie de votre plan de traitement qui est régulièrement ajustée.
Qui peut vous aider
Votre médecin, votre diététicien et votre pharmacien forment ensemble l'équipe qui répond à vos questions sur la nutrition. Ils connaissent votre diagnostic, votre traitement et votre situation individuelle. Ils peuvent également vérifier que les changements nutritionnels correspondent bien à votre utilisation de médicaments.
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_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._