# Nutrition et régimes alimentaires en cas de lymphome non hodgkinien
La nutrition joue un double rôle en cas de lymphome non hodgkinien (LNH) : d'une part, un bon statut nutritionnel peut renforcer l'organisme pour tolérer le traitement, d'autre part, certains régimes alimentaires peuvent potentiellement influencer la maladie elle-même. Cet onglet décrit ce que l'on sait sur les régimes spécifiques et les modes alimentaires en cas de LNH.
Régime méditerranéen
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Le régime alimentaire méditerranéen se compose de nombreux légumes, fruits, céréales, noix, huile d'olive et de quantités modérées de poisson et de produits laitiers, avec peu de viande rouge. Ce régime est riche en antioxydants et en substances anti-inflammatoires.
Pour les malignités hématologiques, dont le LNH, ce régime a été étudié en raison de ses propriétés anti-inflammatoires. Une étude de 2026 portant sur les indicateurs nutritionnels chez les patients atteints de lymphomes diffus à grandes cellules B (un type courant de LNH) a montré qu'un meilleur statut nutritionnel, mesuré selon différents indices, était associé à de meilleures chances de survie. Le régime méditerranéen contribue à maintenir un statut nutritionnel stable et pourrait soutenir le système immunitaire, mais cela n'a pas été spécifiquement étudié pour le LNH. Pour les patients atteints de LNH, un régime riche en légumes et fruits peut aider à absorber les nutriments et l'énergie, surtout si l'appétit est diminué par le traitement.
Alimentation riche en protéines
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
L'alimentation riche en protéines souligne l'importance d'un apport protéique suffisant provenant de la viande, du poisson, des produits laitiers, des légumineuses et des noix. Pour le LNH, cela est pertinent car le traitement (chimiothérapie, transplantation de cellules souches) demande beaucoup d'énergie et de matériaux de construction à l'organisme et peut causer une perte musculaire.
Une étude de 2026 sur l'indice nutritionnel pronostique chez les patients atteints de lymphomes subissant une transplantation de cellules souches a montré qu'un meilleur statut nutritionnel avant la transplantation – mesuré notamment par l'équilibre protéique et énergétique – était indépendamment associé à une meilleure survie sans progression. Un apport protéique suffisant aide à maintenir les muscles et le système immunitaire, ce qui est important pour la récupération après un traitement intensif. Ce n'est pas quelque chose qui guérit la maladie elle-même, mais cela soutient l'organisme pour tolérer la thérapie.
Nutrition et effets secondaires gastro-intestinaux
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Lors du traitement du LNH, des problèmes gastro-intestinaux graves peuvent survenir, allant des nausées et des vomissements à une diarrhée grave ou à des inflammations de la muqueuse. Cela limite ce que les patients peuvent manger et peut causer une malnutrition.
Une revue de 2026 sur la toxicité gastro-intestinale lors du traitement des cancers du sang a décrit en détail comment ces effets secondaires affectent l'apport nutritionnel et le statut. Une alimentation adaptée à ce que le système gastro-intestinal peut tolérer – par exemple, des aliments mous et nutritifs sans beaucoup de fibres ou de substances irritantes – permet de maintenir un apport suffisant. C'est plutôt une question d'adaptation qu'un régime fixe ; ce qu'un patient tolère peut être difficile pour un autre.
Méthionine et métabolisme de la méthionine
ExpérimentaliEn cours d'étude, l'issue est encore inconnue
La méthionine est un acide aminé (composant des protéines) ayant un rôle dans le métabolisme cellulaire. Des recherches récentes de 2026 se sont concentrées sur le métabolisme de la méthionine comme point d'ancrage potentiel pour le traitement du lymphome diffus à grandes cellules B non hodgkinien, et l'effet des interventions ciblées sur ce métabolisme.
C'est une recherche très fondamentale, effectuée en laboratoire : il ne s'agit pas d'un régime riche ou pauvre en méthionine, mais de comprendre comment cette substance pourrait influencer la croissance des cellules lymphomateuses. Cette recherche en est encore à ses premiers stades et n'a pas été traduite en conseils alimentaires pratiques. Il n'est donc pas pertinent comme choix diététique pour les patients.
Nutrition au moment de la transplantation de cellules souches
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Pour les patients atteints de LNH subissant une transplantation autologue de cellules souches, le statut nutritionnel est d'une grande importance : la malnutrition ou la perte musculaire augmente les risques de complications et la récupération peut prendre plus de temps.
Une étude de 2026 a montré que l'état nutritionnel avant la transplantation était indépendamment prédictif de la survie sans progression après la transplantation. Cela signifie que l'attention portée à une bonne nutrition avant et pendant la transplantation fait partie des soins. La nutrition doit contenir de l'énergie et des protéines, être cohérente et adaptée à ce que les patients peuvent tolérer compte tenu des effets secondaires.
Antioxydants et suppléments
Non prouvéiAucune preuve scientifique que ça marche
Les suppléments à forte dose d'antioxydants (vitamine C, E, bêta-carotène et autres) sont parfois promus comme « anticancéreux ». L'idée est que les radicaux libres causent le cancer et que les antioxydants préviennent cela.
Pour le NHL, cela n'a pas été étudié et la prudence s'impose : certains antioxydants peuvent réduire l'efficacité de certaines chimiothérapies. Les antioxydants normaux provenant de l'alimentation (légumes, fruits) sont sûrs, mais les fortes doses sous forme de pilules ou de poudre doivent être discutées avec le soignant, non gérées en automédication.
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Les choix nutritionnels dans le lymphome non hodgkinien sont sur mesure. Ils dépendent du stade de la maladie, du type de traitement, des effets secondaires qui surviennent et de la tolérance personnelle. Un diététicien spécialisé qui connaît la situation spécifique peut aider à organiser la nutrition de manière à renforcer le corps et à mieux tolérer le traitement.
_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._