# Nutrition en cas de cancer du poumon non-à-petites-cellules
État nutritionnel et résultats du traitement
La recherche montre que l'état nutritionnel des patients atteints d'un cancer du poumon non-à-petites-cellules peut influencer l'efficacité des traitements et la récupération.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
Il existe une forte évidence qu'un mauvais état nutritionnel (avec un apport protéique plus faible et une perte de masse musculaire) est associé à des résultats moins favorables après la chirurgie et lors de l'immunothérapie. Cela s'applique aussi bien aux patients subissant une chirurgie qu'à ceux recevant une chimiothérapie ou une immunothérapie.
Cela ne signifie pas que la nutrition peut guérir les maladies, mais que le corps a besoin de nutrition pour affronter les traitements plus fort et mieux récupérer. De nombreux patients remarquent qu'ils mangent moins ou ont un goût altéré pendant et après le traitement ; cela peut encore détériorer l'état nutritionnel.
Masse musculaire et force générale
La recherche récente se concentre sur la soi-disant 'sarcopénie' : une diminution de la masse musculaire qui peut être indépendante de la perte de poids.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Les patients ayant une masse musculaire plus faible souffrent davantage d'effets secondaires lors d'une chimioradiothérapie concomitante et récupèrent moins bien. Cela suggère que la préservation de la masse musculaire est importante, bien qu'il ne soit pas encore clair si les interventions nutritionnelles ciblées peuvent la prévenir.
La protéine est le principal sujet de recherche ici. Un apport protéique suffisant aide le corps à conserver la masse musculaire. Cela peut être pertinent, notamment pour les patients se préparant à une chirurgie ou subissant des traitements prolongés. Un diététicien peut te conseiller sur les sources alimentaires qui te conviennent.
Marqueurs inflammatoires et nutrition
Les patients atteints d'un cancer du poumon non-à-petites-cellules ont souvent des marqueurs d'inflammation élevés dans le sang.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Il a été démontré que certaines combinaisons de valeurs nutritionnelles et d'inflammation dans le sang sont associées à l'efficacité de l'immunothérapie (inhibiteurs PD-1/PD-L1). Cela aide les médecins à comprendre les risques, mais la recherche continue.
Les choix alimentaires spécifiques pour influencer les marqueurs d'inflammation n'ont pas été suffisamment étudiés dans cette population. On suppose généralement qu'une alimentation saine et variée riche en légumes et en céréales complètes est bénéfique, mais cela n'a pas été établi spécifiquement pour le cancer du poumon.
Immunonutrition : nutrition de soutien autour de la chirurgie
'Immunonutrition' fait référence à une alimentation contenant certaines substances (comme les acides aminés, les vitamines et les minéraux) qui peuvent soutenir le système immunitaire.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Certaines études suggèrent qu'une alimentation avec ces composants autour du moment de la chirurgie peut aider à la récupération et réduire les complications, mais les preuves ne sont pas encore assez solides pour devenir une pratique standard.
Si tu te prépares à une chirurgie, ton équipe peut discuter si de telles interventions pourraient être pertinentes pour toi. Cependant, ce n'est pas un traitement standard et varie selon l'hôpital.
Perte de poids et apport nutritionnel pendant le traitement
De nombreux patients perdent du poids ou ont du mal à manger en raison des nausées, de la fatigue ou d'un goût altéré.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
La perte de poids et un faible apport alimentaire sont associés à des résultats moins favorables.
Des ajustements pratiques peuvent aider :
- Des repas plus petits et plus fréquents
- Des aliments qui ont bon goût au moment donné (le goût peut changer)
- Suffisamment de liquides
- Des collations énergétiques si les repas ordinaires sont difficiles
Un diététicien peut discuter ces ajustements avec toi et suivre si ton apport nutritionnel est suffisant.
Interactions alimentaires et médicamenteuses
Certains médicaments utilisés pour le cancer du poumon ont des interactions avec certains aliments ou suppléments.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
Certains nutriments peuvent réduire l'absorption des médicaments. C'est par exemple le cas de certains inhibiteurs de tyrosine kinase (thérapies ciblées), qui doivent être pris différemment avec ou sans nourriture.
Pour l'immunothérapie, de nombreuses interactions ont été étudiées, mais c'est moins clair. Il est important d'en discuter avec ton médecin traitant, surtout si tu prends beaucoup de suppléments.
Suppléments et substances complémentaires
Non prouvéiAucune preuve scientifique que ça marche
De nombreux suppléments (vitamines, antioxydants, extraits à base de plantes) sont recommandés pour les patients atteints de cancer. Bien que certaines substances semblent intéressantes en laboratoire, les preuves que vous en ayez besoin dans la pratique font défaut. Certains suppléments peuvent même interférer avec le traitement.
DéconseilléiProuvé inefficace ou nuisible, ou dangereux en combinaison avec ton traitement
Les très hautes doses d'antioxydants sont déconseillées, car elles peuvent réduire l'efficacité de certaines chimiothérapies ou immunothérapies. Discutez de tous les suppléments avec votre équipe avant de les prendre.
Alimentation en cas de métastases, en particulier osseuses
En cas de maladie avancée avec métastases osseuses, l'alimentation joue également un rôle.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
La recherche suggère que l'état nutritionnel et les marqueurs d'inflammation sont liés au pronostic, mais les directives nutritionnelles concrètes pour cette situation sont encore en cours de développement.
L'apport en calcium et la vitamine D peuvent être pertinents pour la santé osseuse, bien que cela n'ait pas été spécifiquement étudié pour le cancer du poumon. C'est quelque chose à discuter avec votre médecin et votre diététicien.
Accompagnement pratique
Pour des questions sur ce que vous devez manger spécifiquement, quels suppléments sont sûrs, ou comment mieux satisfaire vos besoins nutritionnels pendant et après le traitement : un diététicien ayant de l'expérience avec les patients atteints de cancer peut vous accompagner individuellement. De nombreux hôpitaux ont ces spécialistes en interne ou peuvent vous les orienter.
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_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._