# Traitements de l'Alzheimer
Médicaments de soutien cognitif
Les inhibiteurs de cholinestérase sont des médicaments qui protègent une certaine substance de signalisation dans le cerveau. Dans l'Alzheimer, le niveau d'acétylcholine, une substance importante pour la mémoire et l'attention, diminue. Ces médicaments ralentissent ce processus de dégradation.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
Le donépézil, la rivastigmine et la galantamine sont généralement proposés pour le déclin cognitif léger à modéré. Ils peuvent prévenir pendant quelques mois à un an que la mémoire se détériore plus rapidement, bien que cet effet soit modeste. Beaucoup de gens remarquent que leur fonctionnement cérébral reste un peu plus stable ou que le déclin progresse moins vite. Les effets secondaires connus sont les nausées, la diarrhée, la fatigue et parfois aussi la bradycardie (rythme cardiaque lent). Ces effets secondaires sont généralement passagers lorsque le corps s'habitue au médicament.
La mémantine fonctionne selon un principe différent : elle inhibe l'activité excessive d'une autre substance de signalisation (le glutamate) qui peut endommager la maladie d'Alzheimer. Ce médicament est surtout utilisé aux stades modérés à avancés. Les effets secondaires sont généralement légers : maux de tête, vertiges ou confusion, qui disparaissent généralement.
Anticorps dirigés contre l'amyloïde (anticorps monoclonaux)
Un développement important de ces dernières années est celui des médicaments ciblant la bêta-amyloïde, une protéine qui s'accumule dans le cerveau et est considérée comme un acteur clé dans l'Alzheimer.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
L'aducanumab et le lécanbé sont des anticorps approuvés pour l'administration intraveineuse chez les patients atteints d'une légère atteinte cognitive ou d'une démence légère avec une amyloïdopathie confirmée. Ils réduisent la quantité d'amyloïde dans le cerveau et peuvent retarder le déclin cognitif de quelques mois. Un risque important est les anomalies d'imagerie liées à l'amyloïde (ARIA) : des micro-infarctus ou des micro-hémorragies visibles à l'IRM. Cela se produit chez une partie des personnes traitées et peut causer des migraines, une confusion ou des changements visuels. Un neuroimagerie régulière est donc nécessaire. Les perfusions sont généralement administrées hebdomadairement ou bihebdomadairement et nécessitent une supervision médicale.
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Le donanemab est un autre anticorps contre l'amyloïde qui a été approuvé plus récemment. Il est également administré par voie intraveineuse et fonctionne de manière similaire, avec les mêmes précautions concernant l'ARIA.
Médicaments ciblant la tau
La tau est une autre protéine nuisible qui s'accumule dans l'Alzheimer. Plusieurs études portent sur des médicaments qui ciblent cette substance.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Diverses petites molécules et anticorps contre la tau sont en essais cliniques. Certains candidats prometteurs sont encore à l'étude et ne sont pas encore approuvés. Les études suggèrent que les inhibiteurs de certaines enzymes (kinases) qui endommagent la tau pourraient être efficaces pour ralentir les symptômes.
Agents anti-inflammatoires et immunomodulateurs
Les développements récents indiquent un rôle de l'inflammation chronique et de l'activité immunitaire dans l'Alzheimer. Les cellules microgliales (cellules immunitaires du cerveau) jouent un rôle clé à cet égard.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Diverses substances sont étudiées pour mieux équilibrer la réponse immunitaire dans le cerveau, comme les inhibiteurs de certaines voies de signalisation (par exemple, les inhibiteurs de kinase ciblant les cellules microgliales). On examine également les anti-inflammatoires non stéroïdiens, bien qu'aucun avantage clair n'ait été démontré jusqu'à présent pour l'Alzheimer lui-même.
Antioxydants et neuroprotecteurs
Le stress oxydatif (trop de radicaux libres dans les cellules) contribue aux dommages aux cellules cérébrales dans l'Alzheimer.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Les vitamines (en particulier les vitamines E et B), la coenzyme Q10 et d'autres antioxydants sont étudiés dans des études plus importantes. Jusqu'à présent, ils montrent des effets modestes dans les petites études, mais ils ne préviennent pas vraiment le déclin cognitif dans les grands essais randomisés.
Non prouvéiAucune preuve scientifique que ça marche
De nombreux suppléments et remèdes à base de plantes (ginkgo, curcuma/curcumine, etc.) sont préconisés, mais n'ont pas de solide soutien scientifique pour leur efficacité contre l'Alzheimer. Ils ne doivent pas être considérés comme un substitut aux thérapies éprouvées.
Interventions en matière de mode de vie et entraînement cognitif
Un nombre croissant d'études montrent que certains changements de mode de vie peuvent réduire le risque de déclin cognitif, en particulier aux stades précoces.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
L'activité physique régulière (en particulier l'entraînement aérobie), une alimentation saine (en particulier le régime MIND ou méditerranéen), l'exercice cognitif (puzzles, lecture, entraînement cérébral), l'engagement social et un bon sommeil sont soutenus par de grandes études comme étant protecteurs. Ces mesures ne nécessitent pas de médicaments, mais plutôt de la cohérence et un accompagnement. De nombreuses cliniques mémoire et services d'accueil de jour proposent ces entraînements.
Traitement du sommeil
Un mauvais sommeil est associé à un déclin cognitif plus rapide et à l'accumulation d'amyloïde.
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Le traitement des troubles du sommeil (apnée du sommeil obstructive, insomnie) peut être potentiellement bénéfique. Les médicaments pour cela (légers inducteurs de sommeil, comme la mélatonine ou certains somnifères) sont utilisés avec prudence car certains peuvent aggraver la confusion. L'hygiène du sommeil (horaire de sommeil régulier, chambre sombre, pas d'écrans avant le coucher) est une première étape.
Contrôle de la tension artérielle et du métabolisme
L'hypertension et le diabète sont associés au risque d'Alzheimer.
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
Viser un bon contrôle de la tension artérielle (en particulier à l'âge moyen et au début de la vieillesse) et un bon contrôle de la glycémie aide potentiellement à ralentir Alzheimer. Ces éléments relèvent des soins médicaux réguliers et ne sont pas spécifiques à Alzheimer, mais sont pertinents pour la protection générale du cerveau.
Thérapies hormonales
C'est un sujet controversé.
Non prouvéiAucune preuve scientifique que ça marche
La thérapie de remplacement des œstrogènes chez les femmes a autrefois été proposée à titre préventif, mais des études importantes récentes n'ont pas confirmé cela. Cela n'est plus couramment recommandé pour la prévention d'Alzheimer.
Approches futures dans la recherche
ExpérimentaliEn cours d'étude, l'issue est encore inconnue
Des dizaines d'études sont en cours dans le monde sur de nouvelles approches : d'autres médicaments ciblant l'amyloïde et la tau, des immunomodulateurs, des protecteurs mitochondriaux et des interventions sur le microbiote intestinal (probiotiques, métabolites bactériens). L'intelligence artificielle est également étudiée pour la détection précoce des risques et le pronostic. Ces médicaments ne sont pas encore disponibles en dehors des cadres de recherche.
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*Cette information ne remplace jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre médecin traitant.*