# Traitements du déficit en alpha-1-antitrypsine
Le traitement du déficit en alpha-1-antitrypsine (AATD) vise deux objectifs importants : ralentir les lésions pulmonaires et prévenir ou soulager la maladie hépatique. Comme la maladie est inguérissable, il s'agit principalement de stabiliser les dégâts et de réduire les symptômes. Le traitement varie considérablement selon la gravité des lésions pulmonaires et de la maladie hépatique au moment du diagnostic, et est ajusté au fil du temps en fonction de l'évolution de la maladie.
Remplacement de l'alpha-1-antitrypsine (inhibiteur de la protéase)
ProuvéiInclus dans les directives officielles, ou approuvé par l'EMA ou la FDA
C'est le seul traitement spécifique ciblant le défaut sous-jacent et il est administré par voie intraveineuse. Il contient de l'alpha-1-antitrypsine active qui pénètre directement dans le sang et protège le tissu pulmonaire contre les enzymes sécrétées par les cellules inflammatoires.
*Comment cela fonctionne*
L'inhibiteur de protéase administré (également appelé thérapie d'augmentation intraveineuse) augmente le niveau d'alpha-1-antitrypsine active dans le sang au-dessus d'un certain seuil, ce qui peut ralentir les lésions des tissus pulmonaires. Des études montrent que cela peut notamment ralentir la dégradation chez les personnes atteintes de lésions pulmonaires graves (fonction pulmonaire réduite).
*Effets secondaires*
En général, le traitement est bien toléré. Autrefois, les complications infectieuses constituaient un risque car le produit provenait du plasma sanguin humain, mais les méthodes de production modernes ont considérablement réduit ce risque. Les réactions inflammatoires à la perfusion elle-même sont rares mais peuvent survenir. Les patients et leurs médecins s'entendent régulièrement sur la durée de la perfusion et sa fréquence.
Thérapie par inhalation avec des antiprotéases locales
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
En plus de l'approche intraveineuse, on étudie la possibilité d'administrer les antiprotéases directement dans les poumons par inhalation. Cela pourrait agir localement dans le tissu pulmonaire sans surcharger l'ensemble du corps.
*Comment cela fonctionne*
Lorsque les antiprotéases pénètrent directement dans les poumons par nébulisation ou inhalateur, elles peuvent inhiber les enzymes inflammatoires sur place et prévenir les dégâts. Les résultats préliminaires sont encourageants, mais le traitement ne figure pas encore sur la liste standard dans tous les pays.
*Effets secondaires*
Puisque le médicament agit localement, les effets secondaires systémiques sont improbables. Une irritation locale des voies respiratoires peut survenir, et comme avec d'autres thérapies par inhalation, certaines personnes peuvent ressentir une toux ou un essoufflement.
Traitement de la maladie pulmonaire : préserver la fonction pulmonaire
Arrêter de fumer et qualité de l'air
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Le tabagisme accélère considérablement les lésions pulmonaires et est le facteur de risque modifiable le plus puissant. L'exposition aux poussières (professionnelles) et à la pollution de l'air doit également être limitée autant que possible.
*Pourquoi cela fonctionne*
La fumée provoque une inflammation supplémentaire dans les poumons et attire également davantage de cellules inflammatoires. Chez les personnes atteintes d'AATD, cela accélère considérablement la dégradation du tissu pulmonaire. L'arrêt du tabagisme peut ralentir notablement la vitesse de dégradation, même lorsque la maladie est déjà établie.
Physiothérapie et mouvement
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L'activité physique régulière, adaptée aux capacités du patient, aide à préserver plus longtemps la fonction pulmonaire et soutient le bien-être général.
*Comment cela fonctionne*
L'exercice soutient la force musculaire, favorise l'expiration et peut réduire l'inflammation dans le corps. De nombreux patients suivent des exercices de respiration et reçoivent des conseils de physiothérapeutes pulmonaires sur la façon dont le corps peut fonctionner plus efficacement malgré une capacité pulmonaire réduite.
Traitement des complications : obstruction des voies aériennes
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Lorsqu'un rétrécissement des voies aériennes se produit (dû à une maladie pulmonaire obstructive chronique, MPOC), des bronchodilatateurs peuvent être utilisés.
*Comment cela fonctionne*
Ces médicaments détendent les muscles lisses autour des voies respiratoires afin que l'air circule plus facilement. Ils réduisent l'essoufflement et peuvent être administrés par inhalateur ou sous forme de comprimé. Ce sont les mêmes médicaments que dans la BPCO d'autres causes.
*Effets secondaires*
Des tremblements, des palpitations cardiaques et des troubles du sommeil peuvent survenir, selon le médicament spécifique. Le médecin consulte le patient pour déterminer quel médicament convient le mieux.
Traitement des exacerbations (aggravation aiguë)
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Lorsque des infections ou des poussées inflammatoires soudaines se produisent, des antibiotiques, des corticostéroïdes et une kinésithérapie pulmonaire supplémentaire peuvent être nécessaires pour atteindre la stabilisation.
*Comment cela fonctionne*
Les antibiotiques combattent les surinfections bactériennes. Les corticostéroïdes répriment la réaction inflammatoire. Un accompagnement intensif aide le corps à revenir à sa ligne de base antérieure. Les patients apprennent souvent à reconnaître les signes d'alerte précoces afin de pouvoir intervenir plus rapidement.
Traitement de la maladie hépatique
Surveillance et dépistage
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Un suivi régulier de la fonction hépatique et des changements structurels est standard, même chez les patients qui n'ont initialement aucun symptôme.
*Comment cela fonctionne*
Par des analyses sanguines et une imagerie périodique (échographie ou élastographie), on surveille si et à quelle vitesse la maladie hépatique se développe. La détection précoce de la cirrhose ou de l'augmentation de la pression portale permet une intervention précoce. Cela s'applique particulièrement aux porteurs du génotype homozygote Pi*ZZ.
Hypertension portale et cirrhose : soins de soutien
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Lorsque le foie devient malade, des complications telles que l'hypertension portale (augmentation de la pression artérielle dans la circulation sanguine hépatique) peuvent survenir.
*Comment cela fonctionne*
Selon la gravité, les varices (veines dilatées dans l'œsophage et l'estomac) sont dépistées et prévenues. L'ascite (accumulation de liquide dans l'abdomen) peut être gérée par un régime alimentaire et une restriction hydrique et saline ou par des diurétiques. Pour la cirrhose avancée, la transplantation hépatique peut finalement être la seule option.
*Effets secondaires*
Les médicaments pour l'hypertension portale peuvent causer des étourdissements, de la fatigue et des troubles électrolytiques. Le médecin surveille étroitement ces effets.
Dépistage et prévention chez les enfants
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Les nouveau-nés atteints de DAAT sont dépistés pour la maladie hépatique congénitale (hépatite cholestatique néonatale et atrésie biliaire) et reçoivent un accompagnement précoce.
*Comment cela fonctionne*
Un diagnostic précoce et une stratégie de suivi aident à prévenir ou à détecter précocement les lésions hépatiques graves chez les très jeunes enfants. Certains enfants ne développeront aucun symptôme, d'autres présenteront des signes de cholestase (stase biliaire) ; un suivi attentif détermine le parcours de suivi.
Médicaments antithrombine et politique hépatique
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Des recherches sont menées sur des médicaments qui contrecarrent l'accumulation anormale d'alpha-1-antitrypsine dans le foie, afin de réduire la protéotoxicité (accumulation toxique de protéines).
*Comment cela fonctionne*
Cette approche vise à dégrader ou mobiliser les protéines mal repliées dans les cellules hépatiques, réduisant ainsi le toxique de l'accumulation interne. Jusqu'à présent, ce sont principalement des approches expérimentales en laboratoire et des études cliniques précoces.
Thérapie génique et édition génique
ExpérimentaliEn cours d'étude, l'issue est encore inconnue
Les recherches sur la correction directe du gène SERPINA1 défectueux (via CRISPR et d'autres techniques) et la régénération de la production de protéines sont poursuivies de temps en temps.
*Comment cela fonctionne*
Ces approches s'attaqueraient à l'absence de protéine fonctionnelle à la source. L'édition génique CRISPR et l'édition de bases pourraient en théorie corriger les mutations. Actuellement, de tels traitements en sont encore aux phases préclinique et clinique précoce.
*Statut*
C'est un domaine de recherche actif avec des progrès, en particulier dans la maladie hépatique génétique rare. Les patients peuvent trouver des informations sur les essais en cours via des cliniques ou des organisations de patients.
Mesures de soutien
Vaccination
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Être vacciné contre la grippe, les pneumocoques et autres infections respiratoires est important car les infections pulmonaires peuvent entraîner une aggravation soudaine.
Suivi et soins multidisciplinaires
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Un contact régulier avec des spécialistes (pneumologue, hépatologue, kinésithérapeute) permet une coordination mutuelle et garantit que les nouvelles connaissances peuvent être mises en œuvre rapidement.
Mode de vie : régime et poids
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Un poids corporel sain et une nutrition qui combat l'inflammation soutiennent le corps dans la gestion des atteintes chroniques.
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_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._