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Maladie de Huntington

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Dernière mise à jour : 2026-08-09 · vérifiée automatiquement, contrôlée par échantillonnage

# Maladie de Huntington

Qu'est-ce que c'est

La maladie de Huntington est une affection héréditaire qui affecte progressivement le système nerveux. Elle est causée par une défaut dans un seul gène, qui entraîne la mort de certaines cellules cérébrales. Cela se produit parce qu'un segment du code ADN se répète continuellement — plus de répétitions signifient généralement une évolution plus grave et un début plus précoce des symptômes.

La maladie n'est pas contagieuse et se rencontre dans tous les peuples et cultures. Elle est rare : aux Pays-Bas, on estime que 800 à 1200 personnes ont le diagnostic, bien que ces chiffres varient selon la source. Pour de nombreuses familles, c'est une affection chargée, parce qu'elle est transmise héréditairement et parce qu'il n'existe pas encore de remède.

Causes

La maladie de Huntington est causée par une mutation dans le gène HTT. Ce gène code pour une protéine qui se trouve dans toutes les cellules du corps, mais qui cause surtout des problèmes dans certaines cellules cérébrales — notamment dans les ganglions de la base, des régions importantes pour le mouvement, les pensées et les sentiments.

La mutation consiste en une séquence de code répétée (répétitions CAG). Tout le monde a un nombre de ces répétitions, mais chez Huntington, il y en a beaucoup plus que la normale. Plus il y a de répétitions, plus tôt la maladie commence généralement et plus vite elle peut progresser.

**Hérédité :** C'est une affection génétique autosomale dominante. Cela signifie que si un parent porte la mutation, chaque enfant a une chance de 50 % de la transmettre — quel que soit le sexe. Si vous avez la mutation, vous aurez (presque certainement) des symptômes à un moment de votre vie.

Comment évolue la maladie

La maladie de Huntington progresse généralement en trois phases, bien que chaque personne soit unique. Le processus pathologique commence longtemps avant l'apparition des symptômes : les cellules cérébrales commencent à mourir, mais vous ne ressentez rien pour l'instant.

**Phase prémaniféste :** C'est la période précédant l'apparition de symptômes évidents. Par le test génétique, on peut savoir que la mutation est présente, tandis que la personne se sent et fonctionne encore parfaitement normalement. Cette phase peut durer des années à des décennies, selon le nombre de répétitions CAG. De nombreux chercheurs étudient intensément cette phase, car une compréhension de celle-ci pourrait aider à trouver des traitements qui peuvent ralentir la maladie avant que les dégâts ne se produisent.

**Phase manifeste :** Les symptômes deviennent visibles et affectent la vie quotidienne. Cette phase est souvent subdivisée en stades précoce, intermédiaire et tardif, bien que ces limites ne soient pas nettes.

**Phase tardive :** La maladie a progressé à un point où une grande partie de l'autonomie est perdue et des soins intensifs sont nécessaires.

La durée totale de la maladie est généralement de 15 à 20 ans à partir du moment où les symptômes apparaissent, mais cela varie beaucoup d'une personne à l'autre.

Symptômes par stade

Phase précoce (début de la période manifeste)

- **Mouvements :** Mouvements involontaires et incontrôlés (chorée) — grimaces involontaires, mouvements saccadés des bras et des jambes, ou mouvements plus fluides mais chaotiques. Cela peut commencer subtilement (comme des tics nerveux) et s'aggraver progressivement.
- **Comportement et humeur :** L'irritabilité, les changements d'humeur, la dépression ou l'anxiété peuvent être remarqués. Certains deviennent impulsifs ou ont du mal à se maîtriser.
- **Cognition :** Perte de concentration, ralentissement de la réflexion, difficultés de planification ou de multitâche. La mémoire des faits peut rester correcte, mais la mémoire de travail (retenir les informations pendant qu'on les utilise) en souffre.
- **Sommeil :** Les troubles du sommeil sont fréquents — difficultés à s'endormir, nombreux réveils, ou perturbations du rythme jour-nuit.

Phase intermédiaire

- **Mouvements :** La chorée devient généralement plus évidente et plus gênante. En même temps, d'autres troubles moteurs peuvent survenir (rigidité, lenteur, raideur) — particulièrement chez les jeunes personnes.
- **Comportement :** Les changements comportementaux peuvent s'aggraver. L'apathie (manque d'initiative) est fréquente. La personnalité peut changer.
- **Cognition :** La vitesse de réflexion diminue, l'attention devient difficile, le langage et la recherche de mots peuvent hésiter.
- **Physique :** La perte de poids est fréquente, malgré une bonne alimentation — la maladie provoque une consommation énergétique plus élevée. Des problèmes de déglutition peuvent commencer.
- **Fonctionnement :** Le travail devient difficile, les contacts sociaux peuvent souffrir, faire les courses ou l'hygiène personnelle nécessitent de l'aide.

Stade tardif

- **Mouvements :** La chorée peut diminuer, mais les problèmes moteurs s'aggravent — rigidité, lenteur, difficultés d'équilibre et de démarche.
- **Cognition :** Atteinte grave de la pensée, de la mémoire et du langage. La communication devient très difficile.
- **Physique :** Les problèmes de déglutition peuvent être graves ; l'alimentation par sonde peut être nécessaire. Contractures, raideur articulaire, chutes.
- **Dépendance :** Dépendance totale aux soins pour le fonctionnement quotidien — manger, se laver, utiliser les toilettes, se déplacer.
- **Conscience :** La conscience reste souvent présente, ce qui peut être émotionnellement difficile.

Ce que cela signifie pour la vie quotidienne

Pour la personne elle-même

Beaucoup de personnes atteintes de la maladie de Huntington connaissent une perte d'indépendance — progressivement. Le travail doit souvent être arrêté. La conduite automobile devient dangereuse. L'hygiène personnelle nécessite de l'aide. Les mouvements involontaires peuvent sembler, en public, être une perte de contrôle sur son propre corps.

Émotionnellement, il y a beaucoup à traiter : la conscience que la maladie progresse, la peur de ce qui peut arriver, une dépression ou une apathie possible (causées par la maladie elle-même, pas seulement psychologiquement). Pour certains, les médicaments qui aident ces symptômes apportent un soulagement, pour d'autres non.

Les changements cognitifs peuvent être frustrants — ne pas pouvoir se concentrer, ne pas trouver les mots, ne pas pouvoir faire de plans. Pour beaucoup de personnes atteintes de la maladie de Huntington, la conscience de soi reste présente, ce qui peut être psychologiquement encore plus pénible.

Pour les proches

Les partenaires, parents et enfants se sentent souvent impuissants. Voir quelqu'un changer peut faire mal. Il faut des soins pratiques, ce qui est épuisant. Les enfants d'un parent atteint ont peur de leur propre avenir, surtout s'ils savent qu'ils ont 50 % de risque.

Les relations familiales peuvent être perturbées par des changements de comportement ou par la charge de soins. Financièrement, les dépenses peuvent augmenter (aide, adaptations du domicile). Beaucoup de familles se sentent isolées.

En pratique

La sécurité devient un point d'attention : chutes, brûlures à la cuisine, erreurs de médicaments. Le domicile peut nécessiter des adaptations. L'aide de services à domicile, d'orthophonistes, de kinésithérapeutes ou de psychologues peut être nécessaire.

La vie sociale se limite souvent — incertitude quant à la manifestation de la maladie en public, ou simplement manque d'énergie. Les amis peuvent prendre de la distance (consciemment ou inconsciemment).

Pour les enfants à risque : certains choisissent un test génétique, d'autres non. C'est un choix très personnel ayant des conséquences psychologiques.

Perspectives

Il n'existe pas encore de cure pour la maladie de Huntington. La maladie évoluera inévitablement, bien que le rythme diffère d'une personne à l'autre.

**Espérance de vie :** Les personnes atteintes de la maladie de Huntington ont généralement une espérance de vie normale ou quasi normale si elles sont bien soignées, bien que certaines complications (comme la malnutrition ou la pneumonie) puissent la prolonger ou l'écourter. La maladie elle-même n'est pas directement mortelle, mais les complications des stades avancés (malnutrition, pneumonie d'aspiration due aux problèmes de déglutition, chutes) peuvent l'être.

**Recherche :** Des recherches considérables sont en cours sur la maladie — visant à comprendre ce qui se passe dans le cerveau, à identifier les marqueurs qui peuvent prédire la rapidité d'évolution, et à explorer les traitements possibles. Ces études portent notamment sur les processus inflammatoires, les systèmes d'élimination des protéines dans les cellules et les mécanismes génétiques. Jusqu'à présent, les résultats ont été prometteurs au niveau de la recherche, mais ne se sont pas encore entièrement concrétisés en traitements disponibles.

**Traitement symptomatique :** Il existe des médicaments qui peuvent soulager certains symptômes — troubles du mouvement, dépression, anxiété, problèmes de sommeil. Cela améliore la qualité de vie des personnes, bien que cela n'arrête pas la maladie sous-jacente.

**Soins palliatifs :** À mesure que la maladie progresse, le confort, la dignité et la qualité de vie deviennent primordiaux. Cela signifie le soulagement de la douleur, l'aide pour manger et boire, le soutien émotionnel.

Questions fréquemment posées

**Q : La maladie de Huntington est-elle héréditaire ? Puis-je la transmettre à mes enfants ?**

R : Oui, elle est héréditaire. Si tu es porteur de la mutation, chacun de tes enfants a 50 % de chances de l'hériter aussi. Seuls les porteurs de la mutation développeront jamais des symptômes. Les non-porteurs ne tomberont jamais malades et ne peuvent pas transmettre la maladie.

**Q : Les médecins peuvent-ils me dire à quelle vitesse ma maladie évoluera ?**

R : Le nombre de répétitions CAG dans ton gène donne une indication — en général : plus de répétitions = début plus précoce et souvent évolution plus rapide. Mais ce n'est pas absolu ; deux personnes ayant le même test peuvent évoluer très différemment. Ton médecin peut discuter de ta situation, mais ne peut pas prédire avec précision ce que sera ton avenir personnel.

**Q : Existe-t-il des traitements qui arrêtent la maladie ?**

R : Pas actuellement. Il existe des médicaments qui peuvent soulager certains symptômes (troubles du mouvement, troubles de l'humeur). Beaucoup de recherches se concentrent sur le ralentissement de la maladie, particulièrement aux stades précoces. Certains traitements expérimentaux sont étudiés, mais ils ne sont pas encore largement disponibles.

**Q : Dois-je me faire tester pour savoir si j'ai la mutation si mon parent l'a ?**

R : C'est très personnel. Certains veulent la certitude ; d'autres se sentent mieux mentalement sans le savoir. Il est judicieux de parler d'abord avec un conseiller en génétique, qui peut t'aider à réfléchir aux avantages et aux inconvénients du test.

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_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._

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Sources utilisées

Au-dessus de chaque source se trouve une phrase décrivant l'objet de la recherche, afin que vous n'ayez pas besoin de vous fier à un titre technique en anglais. Vous trouverez d'autres études sur la maladie de Huntington sur publications et études.

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