# Nutrition dans la dystrophie musculaire de Becker
Régime méditerranéen
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Le régime méditerranéen se compose de nombreux légumes, fruits, noix, céréales complètes, poisson et huile d'olive, avec une consommation limitée de viande rouge et de produits laitiers. Ce régime alimentaire contient de nombreux antioxydants et des substances anti-inflammatoires.
Chez les personnes atteintes de maladies musculaires, y compris les dystrophies, on examine si un tel régime alimentaire peut être bénéfique en raison de ses propriétés anti-inflammatoires. Les bénéfices généraux de ce régime pour la santé sont bien documentés, mais les études spécifiques sur ce régime *uniquement* chez les personnes atteintes de dystrophie musculaire de Becker sont limitées. Le régime s'aligne bien avec ce que les cliniciens recommandent pour quelqu'un ayant une mobilité réduite : beaucoup de nutriments, moins de graisses saturées, et un soutien pour la santé cardiaque et osseuse.
Alimentation riche en protéines
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Une alimentation riche en protéines contient plus de protéines que la moyenne recommandée, par le biais de viande, poisson, œufs, fromage, yaourt ou sources végétales comme les haricots et le tofu. Pour le tissu musculaire, la protéine est une matière première.
Chez les personnes atteintes de maladies musculaires, on examine comment l'apport en protéines et le maintien musculaire sont liés. Des études sur l'état nutritionnel chez les garçons atteints de dystrophie de Duchenne (une forme plus grave que Becker) montrent que la malnutrition et l'apport insuffisant en protéines existent et peuvent être nuisibles. Chez la dystrophie musculaire de Becker, où la maladie progresse plus lentement, un apport adéquat en protéines semble important pour maintenir autant que possible la force musculaire — mais cela ne remplace pas la physiothérapie ou d'autres traitements. Un apport adéquat en protéines peut également aider à la récupération après l'effort.
Aucun risque connu à des doses normales, mais des doses très élevées peuvent être problématiques en cas d'insuffisance rénale ; cela sera discuté avec le médecin traitant.
Alimentation faible en graisses saturées et en sucre
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Ce régime limite la viande riche en graisses, les aliments frits, les produits laitiers riches en graisses, et le sucre et les boissons sucrées et les bonbons.
Les récentes études chez l'animal montrent qu'une alimentation riche en graisses et riche en sucre aggrave les lésions musculaires dans les dystrophies et affaiblit l'efficacité des glucocorticoïdes (des médicaments anti-inflammatoires largement utilisés). Cela suggère que l'*évitement* d'un tel régime peut aider. Chez les personnes ayant une mobilité réduite, la prise de poids survient également plus rapidement, ce qui crée une charge supplémentaire. Une alimentation moins riche en graisses saturées et en sucres ajoutés s'aligne sur la prévention des problèmes cardiaques et métaboliques supplémentaires.
Alimentation attentive aux micronutriments
ExaminéiRésultats positifs dans les études cliniques, pas encore un traitement standard
Cela inclut un apport suffisant en vitamines et minéraux, en particulier le fer, le zinc, la vitamine D et les vitamines B — par les légumes, les fruits, les céréales complètes, la viande, le poisson, les noix et les produits laitiers.
La recherche montre que la malnutrition et les carences en certains micronutriments existent chez les patients atteints de dystrophie. L'état du zinc a été examiné chez la dystrophie de Duchenne (liée à Becker), et la supplémentation en zinc a produit des changements mesurables dans certains paramètres. La vitamine D est importante pour le tissu osseux et musculaire, en particulier en cas de mobilité réduite. La maladie elle-même, ou certains médicaments, peuvent entraver l'absorption des nutriments.
Les risques à très hautes doses sont connus ; les suppléments doivent être pris sous la supervision du médecin traitant.
Jeûne périodique
ExpérimentaliEn cours d'étude, l'issue est encore inconnue
Le jeûne périodique limite l'apport alimentaire à certaines heures de la journée, ou très peu de nourriture un ou deux jours par semaine.
Chez les animaux atteints de dystrophie musculaire, on a examiné si le jeûne offrait des avantages. Quelques études suggèrent que certains types de régime moteur combinés à des changements alimentaires ont des effets bénéfiques sur la force musculaire et le poids. Cependant, les résultats spécifiques et stables sur le jeûne périodique chez la dystrophie musculaire de Becker font défaut. Pour quelqu'un ayant une force musculaire limitée, une alimentation irrégulière peut présenter des risques, tels qu'une énergie et des nutriments insuffisants, en particulier si la mobilité est déjà limitée.
Régime cétogène ou très pauvre en glucides
Non prouvéiAucune preuve scientifique que ça marche
Un régime cétogène est très faible en glucides, riche en graisses, et force le corps à brûler des graisses. Ce régime est examiné dans diverses maladies neurologiques, mais pas spécifiquement chez la dystrophie musculaire de Becker.
Il n'existe aucune étude recommandant ou s'opposant à ce régime dans cette maladie. Parce que les muscles dépendent beaucoup des hydrates de carbone pour l'énergie, et parce que quelqu'un atteint de Becker souffre déjà de problèmes musculaires, un changement aussi drastique sans supervision serait imprudent. Non recommandé sans surveillance.
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**Les choix alimentaires sont personnalisés.** Chaque personne atteinte de dystrophie musculaire de Becker a une évolution différente, un usage de médicaments différent, et des conditions associées différentes. Le régime alimentaire approprié dépend des besoins énergétiques, nutritionnels et de mastication, du poids et de la croissance (surtout chez les jeunes), des effets secondaires des médicaments, et de ce que les muscles et l'estomac peuvent supporter. Un diététicien ayant de l'expérience dans les maladies musculaires peut travailler avec ton équipe soignante pour créer un plan qui correspond à ta situation et à ton traitement.
_Ces informations ne remplacent jamais le jugement d'un médecin. Discutez toujours de votre situation avec votre propre professionnel de santé._